À propos des quartiers parisiens

À propos des quartiers parisiens

Pourquoi y sommes-nous si attachés ?

 Romy Schonberger -  se promenant dans un de mes coins préférés de Paris, les Tuileries  - par le photographe Daniel Riera pour le numéro d’avril 2017 de Vogue Mexico.

Romy Schonberger - se promenant dans un de mes coins préférés de Paris, les Tuileries - par le photographe Daniel Riera pour le numéro d’avril 2017 de Vogue Mexico.

Au mois de juillet dernier, j’ai changé de quartier. Ça n’était pas la première fois, mais il s’est passé la même chose qu’à chacun de mes déménagements ; je n’avais aucune envie de quitter ma rue et mes habitudes. Je ne voulais pas partir, et surtout, je refusais de croire que j’allais trouver mieux ailleurs. Et pourtant si. Comme à chaque fois, j’ai fini par aimer mes nouveaux parcours, mes nouvelles listes de courses, mon nouveau quotidien. Comme à chaque fois, je les ai tant adoptés que j’ai même fini par les préférer.

Et chaque fois donc, je deviens comme une nouvellemoi. La même, mais dans un autre décor, avec des possibilités différentes. Comme si la manière dont on s’appropriait l’endroit où l’on vit était un reflet de nous-même. Pour moi, ça se dénotait par le fait d’acheter mes magazines dans des boutiques pointues, de devenir copine avec la serveuse de la pizzeria d’en bas, de descendre diner dans le parc d’en face, de connaître des raccourcis… Les endroits que nous fréquentons en disent long sur nous. Et une fois qu’à travers eux nous sommes parvenus à construire une routine à la hauteur de nos attentes, les quitter semble être un retour à la case départ.

Il y a quelques mois, je vivais donc dans un autre arrondissement de Paris, le 3e. Je pouvais absolument tout y faire à pied ou à vélo et l’esprit y étant très avant-gardiste, j’avais la chance d’y croiser régulièrement les gens qui font les beaux jours de la mode, aussi bien créateurs que mannequins. J’avais le sentiment d’habiter la rue la plus cool qui soit, entourée de personnes qui l’étaient tout autant. Je vivais tranquillement cette vie de bobo-à-vélo jusqu’au jour où j’ai dû déménager dans un nouveau quartier. Moins bobo, plus grand et plus touristique. Déterminée à rester la même adepte des Vélib’ et des magasins bios, je n’ai au final pas beaucoup changé mes habitudes. Certes, je fais mes courses ailleurs, j’ai une autre station de métro et les rues sont un peu plus larges, mais je découvre progressivement les endroits qui me ressemblent et que je ne vais pas tarder à m’approprier. Il m’arrive même encore de replonger dans mes anciennes habitudes en pédalant jusqu’au 3e arrondissement, qui n’est pas si loin, finalement.

Comment vivre le 3e arrondissement de Paris

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