À propos des live des défilés sur Instagram

À propos des live des défilés sur Instagram

 Carla Bruni lors du défilé automne/hiver Versace en 1991, le genre de moment qu'on aurait aimé voir en live. Image via Vogue Runway.

Carla Bruni lors du défilé automne/hiver Versace en 1991, le genre de moment qu'on aurait aimé voir en live. Image via Vogue Runway.

J'ai envie de remercier ceux qui ont partagé les défilés lors des dernières fashion weeks. Ils m'ont semblé plus nombreux que jamais. Grâce à eux, j’ai parfois pu regarder un défilé de chez moi en pyjama, mais sous 5 angles de vue différents. Mieux qu’en vrai.

J’ai tendance à dire que ça ne m’intéresse pas de regarder bêtement un slideshow des défilés. Je m’ennuie et oublie vite. Je préfère largement lire une critique illustrée par des looks, les mots accrochant les détails dans ma mémoire. J’aime aussi regarder une sélection de certains looks via le compte Instagram d’une marque ou d’un DA. Comme les photos que poste Simon Porte Jacquemus. Il n’y a que pour le show Chanel que je fais l’effort de rechercher la vidéo. Pourtant au début du mois, j’ai beaucoup aimé avoir accès aux défilés en direct grâce aux gens de la mode présents qui les partageaient généreusement via le live que propose Instagram. Les lives ne sont pas une nouveauté mais cette forme plus intime du partage, si. Je recevais une notification et soudain : l’excitation montait. Là, tout de suite maintenant, un show avait lieu à quelques rues ou kilomètres de moi. Je pouvais choisir de le voir, ou non. J’étais bien sûr trop curieuse pour passer à côté. Et je me laissais immerger par ces vidéos. L’espace d’un instant elles me faisaient entrer dans le club fermé de la fashion week, son accessibilité n’étant que mirage puisque digitale. Et plutôt que de me frustrer - après tout je n’étais invitée que par écrans interposés – ces vidéos m’ont plus que jamais donné l’envie d’y être. Comme le font les émissions « Habillée pour » que présentent Mademoiselle Agnès et Loïc Prigent.

Ces lives n’étaient sûrement pas mieux qu’en vrai, mais ils étaient la reconstitution la plus proche, je pense, de la sensation que provoque un défilé. Et contrairement à toutes les photos prises du bout du podium, ils ont réussi à me faire ressentir quelque chose. Ces lives étaient vivants.

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